MY WEEK #1

SAMEDI 11

Je n’en suis pas sortie indemne. J’ai ri, j’ai été touché ; et surtout, bouleversée. Une palme d’or pas volée ! Un Ken Loach au sommet et un Dave Johns à tomber. Face à une bureaucratie qui abrutit, qui standardise et déshumanise. Ses employés comme les bénéficiaires.

Au demandeur d’emploi de s’adapter, de se conformer à un système incompréhensible. Sans foi ni loi. Le tout dans un jargon où il n’y a plus de prénom juste des numéros ou encore des personnes décisionnaires plus haut. Et, une musique d’attente – un morceau des Quatre Saisons de Vivaldi. Mais, le niveau intellectuel s’arrête là. Parce que derrière bureaucratie y a idiocratie.

Et, c’est tellement vrai. La procédure, la honte. Tout ce qui est vécu par Daniel ou bien Kathy. C’est injuste ; et pourtant bien réel ! Que dire de cette terrible scène. Eh oui, ça arrive encore au 21ème dans un pays comme l’Angleterre. Elle qui n’a pas cessé de se vanter de voir les chiffres de son chômage baisser. Oui mais à quel prix. La réponse dans le film …

DIMANCHE 12

Il était fait pour moi. Qui n’a jamais pensé ça ? Mais, rien que dans l’expression déjà le drame se prépare. Et, c’est pas moi qui vais vous contredire. La non réciprocité des sentiments. Eh oui, on a tous été la Rosaline d’un Roméo. Juliette a fait son entrée ; et puis, plus rien d’autre n’a compté.

Dit comme ça, vous pourriez croire que c’est un roman à l’eau de rose. Il n’en est rien. Décidément, je trouve que l’adolescence c’est compliqué. Et, intéressant qui plus est. Enfin, quand on est plus dedans. Mais même après, ça t’aide à comprendre. Qui tu as été et pourquoi avec telle personne ça n’a pas marché.

D’autant plus si l’héroïne te ressemblait. Elle a peur ; elle est hésitante. Elle laisse passer, couler. Résistante au changement ou en tout cas, elle tente de s’en persuader. Pas si facile de croire en soi quand les autres, le monde te donnent des raisons de douter. Mais, c’est à risque à prendre. Une décision à prendre. Celle de tout accueillir le bon comme le mauvais. Ou de tout rejeter et recommencer.

LUNDI 13

J’ai abordé ce jour dont on doit pas prononcer le nom avec le sourire aux lèvres. Un peu à la manière de Jim Carrey  Bruce Tout Puissant. Pourtant, il pleuvait. Pourtant, j’allais travailler. Mais, j’avais encore en tête la leçon qu’avait appris Rosaline. On peut être heureux si on le décide. Si, si ! Et puis, à la radio ils ont passé Heartless de Zaho et Justin Nozuka. Alors,…

J’en profite pour vous parler de deux livres que j’aurai dus en théorie vous parler la semaine dernière : Ne t’inquiète pas pour moi et Ne fais pas de bruit. Le premier m’a fait penser à Calma et à sa maman. Comme sa copine australienne, Claire échange avec sa mère par post it interposé sur un réfrigérateur. C’est plutôt court ; et, se lit vite. Tantôt drôle, tantôt amer. Et, une couverture qui m’a longtemps intriguée sur le pourquoi du comment.

Le deuxième roman lui m’a fait penser au Monde de Charlie et Une chaussette dans la tête. Pas très long là encore mais le fond comme la forme en vaut le détour. Je lis souvent ce genre d’histoires mais curieusement ce n’est jamais pareil. Chaque auteur a sa manière bien à lui de parler du passage à l’âge adulte. De cet entre-deux assez terrible où finalement on n’est plus un enfant ni tout à un grand non plus.

MARDI 14

La meilleure saison de Broadchurch sans aucun doute. Tellement d’actualité tellement réaliste. Les plans, les personnages, les situations. Et, cette caméra toujours de trop près qui opprime. Et, quand elle s’éloigne c’est pour mieux écraser, piétiner. Les victimes comme les bourreaux. Elle ne pardonne pas.

La famille aussi au cœur de l’intrigue. Celle qui éclate un peu plus chaque jour. Et, à contre-jour, les histoires, les secrets, les histoires sordides qui se feront demain la une de la presse vampire. L’éducation aussi. Quelle vision de la femme transmet-on aujourd’hui ? Nos ado qui s’instruisent à l’aide de films pornographiques. Ce n’est que du sexe du sexe facile. Des femmes qui ne disent que oui. Alors, qu’en est-il dans la réalité quand l’une d’elles en arrive à te dire non ? Et, celui qui trompe ; et, la personne trompée. Et, qui reste. Quelle image du foyer, du mariage donne t-on à ceux qui nous prennent pour exemple ?

Être marié n’a jamais été aussi difficile. Que dire de son rôle de parent. Ou comme Alec ( brillant David Tennant )  qui dit à un moment que toute cette affaire lui donne honte d’être un homme. Quelles sont les conséquences là encore ? Qu’est-ce qui reste quand la surface se brise ? Quand les uns et les autres se révèlent et se divisent. Le drame frappe sans vraiment prévenir et hante tous les esprits. Comment réapprendre alors à vivre et à composer avec ce qui n’est plus ? Quel sens donner à ce qui a été défait et quelle leçon à retenir à l’avenir ? Si ce n’est partir toujours loin pour peut-être ne plus jamais revenir. Et, perdre autant qu’à l’arrivée.

http://www.colcoa.org/imgs-colcoa/films2017/elementary.jpg

MERCREDI 14

L’école va mal c’est un fait. Mais, l’école c’est des instituteurs, des auxiliaires de vie scolaires, des agents communaux, des parents investis pour la plupart. Mais, l’épuisement, le découragement est bien là. Face à des parents démissionnaires, une charge de travail. De plus en plus, il faut être multi tâche ; et ce, à tous les niveaux. Tellement vrai !

Je me suis tellement reconnue dans ce film. Et, Sara Forestier juste parfaite. Passionnée par l’enseignement et ses élèves. Et pourtant, si fragile dès qu’il s’agit de son bien être à elle. Pas facile de concilier vie professionnelle et personnelle.

Et puis, il y a Iron Man et ses supers mollets. Un numéro presque de chaise musicale. Décalé, touchant. Comme les débuts d’une relation peuvent être maladroits, hésitants et exigeants. Les plus jeunes ne sont pas en reste. Bien plus matures plus graves que nous l’étions à leur âge. Mais, il se dégage du final une certaine grâce et une innocence encore.

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41bijG6ZbeL._SX210_.jpg

Toi qui as la clé. Je pensais l’abandonner. Parce que le début était lent à démarrer. Finalement, je me suis accrochée et j’ai pas regretté. Je l’ai pas encore terminé. Je profite de chaque mot, de chaque page avidement. Histoire de ne pas quitter trop tôt un chien qui a peur des fours en marche, de Ben l’optimiste, de son contraire Ruby. De Cora et de Jaimie, un couple qui pourrait tout avoir mais peut-être pas l’essentiel.

Un juste équilibre entre drame et joie. Exactement, ce dont j’avais besoin. On s’y glisse facilement ; et, comment dire difficile d’y sortir. Dépaysant, drôle et touchant assurément.

http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/16/08/12/17/18/497519.jpg

JEUDI 16

L’autre côté de la Manche a la côte avec moi en ce moment. A l’instant de Moi, Daniel Blake , Sing Street a été un vrai coup de cœur là encore.

Comment en parler sans trop en dévoiler ? C’est des ados dans l’Irlande dans les années 80 qui décident de monter un groupe de rock après que l’un deux soit tombé amoureux d’une fille. Vu la qualité de la BO, je pensais que c’était un biopic ; et finalement, non.

C’était génial d’y croire. De voir qu’avec  un peu d’imagination et du talent, on pouvait faire de quoi. J’ai adoré suivre le processus d’écriture d’une chanson. Comment né l’inspiration, comment elle se fraye un chemin dans la tête du compositeur. Et, la musique qui s’ajoute ensuite l’air de rien. La note parfaite ; celle qui donnera tout son sens à l’interprétation pourtant. Un parcours initiatique qui rappelle beaucoup celui de l’écrivain.

Un film drôle, touchant, générationnel aussi. Vous y entendrez Les Durran-Durran, The Cure ou encore Genesis. En dirait, que tout était meilleur dans ces années-là. Les chansons, la musique ; même, les vidéos malgré leurs côtés un peu kitch. Quand on voit aujourd’hui comment la musique est devenue un business avant d’être un art.

Le seul hic dans toute cette histoire c’est que j’avais enregistré le film et que j’avais pas prévu assez large. Au passage, merci Tele Mag pour une fois de plus tes erreurs de programme. Du coup, je n’ai toujours pas vu la fin. Un vrai sacrilège pour un excellent film comme celui-ci. Mais, le rattrapage est prévu !

Résultat de recherche d'images pour "life as house soundtrack"

VENDREDI 17

Assurément, pas le meilleur jour de ma semaine. Fatiguée ; et, le moral dans les chaussettes. En rentrant du boulot, j’avais besoin de tranquillité et tiens, de musique.

Pas de boom-boom, non un truc relaxant, apaisant. Pour cela, rien de mieux que de la musique de film. Du coup, j’ai jeté mon dévolu sur mon préféré en la matière : Life as a house. Georges ( Klevin Kline ) , I love you ! Mark Isham, too !

La neutralité en puissante. Quoique d’un morceau à l’autre, on passe d’une émotion à une autre. Et parfois, dans le même on a le droit à tout. Je l’ai écouté en boucle. Et ensuite, j’ai enchainé avec I am the Batman tiré de The Dark Knight.

Pour la prochaine fois, je me réserve Sunshine et Interstellar.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *