MY WEEK EN FILMS ET SÉRIES

Samedi 7 octobre

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers de Veronica Roth ; et encore plus, du point de vue de Quatre. Même si globalement, je suis restée sur ma faim. Et, on peut parfois aussi s’interroger sur la pertinence de la chronologie qui nous est proposée. Une chronologie respectée pendant les 257 premières pages. Et qui se termine d’un coup sans crier gare. Pour enchaîner ensuite avec des interviews, des scènes coupées etc.

Ce qui a tendance à emmêler les pinceaux d’autant que la narration change. Je ne sais pas mais je m’attendais à un roman complet à travers le regard de Quatre soit un préquel soit un récit qui prenait suite au dernier tome.

Ceci étant, ce choix s’explique. En effet, quand VR a commencé à écrire les premières lignes de Divergente, Quatre en était le héros principal. Le narrateur pas Tris. Mais, la voix ne collait pas alors elle a mis de côté pendant quatre ans son manuscrit. Et, Tris est apparue un peu plus tard. C’est ce qu’elle raconte en tout cas dans les suppléments de son roman. Elle y explique également son parcours d’écrivain par rapport à sa fiction ; à qui elle s’identifie le plus ou encore les modifications apportées.

J’ai trouvé cette partie très intéressante parce qu’elle illustre parfaitement les différentes étapes d’écriture, le processus. Et comment, d’une façon ou d’une autre, les personnages naissent d’abord sous la plume de l’auteur pour ensuite s’envoler de leurs propres ailes.

Les + : Playlist Divergent ainsi que des tatoos de chaque faction en double

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Primé pour un certain regard au Festival de Cannes, Captain Fantastic est un film qui nous fait aimer le cinéma. Qui nous interroge sur nos choix, leurs conséquences ;  et plus encore, sur la question de l’héritage, de responsabilité familiale. Et peut-être plus généralement, pose le problème de la responsabilité de soi et de ce ceux qui nous entoure. Le poids de notre histoire passée, présente et future aussi. Et, une autre bien plus collective : la société.

Deux poids, deux mesures il semblerait. Deux extrêmes. La nature vs la société de consommation dans toutes ces excès et sa laideur. La violence, l’ignorance, la manipulation. L’aveuglement des deux côtés. L’hypocrisie aussi. Porté dans ses plus grands moments par la voix si particulière de Sigur Ross ainsi que par un casting choral et habité.

Captain Fantastic ne laisse personne indifférent. Il questionne, dérange et choque parfois aussi sans jamais pour autant juger. Au spectateur, cette tâche ardue si le cœur lui en dit. Le seul défaut que je lui trouve c’est qu’il n’a pas su s’arrêter à son apothéose. Mais, c’est tout ! C’est à regarder et à méditer !

Dimanche 8

 

Pour une fois, l’émission a mis l’accent sur la vraie force de notre île : ses montagnes. Les cirques, les ilets ;  la variété du relief, des paysages. Un véritable terrain de  » jeux » pour les gendarmes de montagnes péi. Trois Salazes plus tard et la posture de l’arbre siouplaît. Mes respects !

L’accueil réunionnais a été aussi mis à l’honneur. L’accent, le bon vivre ensemble ainsi que la chaleur humaine of course. Jamais vu ça ailleurs. Sérieux, j’aime mon île plus que jamais. Et, j’en suis fière. D’autre part, il y a eu également une réflexion pertinente sur l’incidence de nos modes de vie sur notre écosystème déjà si fragile. Par ex, les tortues de Kélonia qui sont soignées à cause de filets, d’hameçons ou d’autres déchets comme le plastique.  Ou encore le pétrel, oiseau en voie de disparition à cause des lumières de la ville. Heureusement, qu’il y a des femmes et des hommes qui s’engagent au quotidien pour sauver notre flore et faune.

Et puis, il y a des surprises. Des trucs que même moi réunionnaise j’ignorais. Comme le pétrel noir de Bourbon qui faisait gagner saisissement les habitants de Trois Bassins. Un cri comparable au cri du diable pour certains ; pour d’autres, celui des âmes perdues. A l’époque, on ne se doutait pas qu’il s’agissait d’un oiseau rare et recherché. Il avait disparu lui aussi ; et, il a fallu pas moins de 10 ans pour le retrouver.

Et pour finir, un tunnel de lave qui se trouve sur un terrain privé à la Plaine des Cafres d’une beauté sans nom. Je dis ça je dis rien parce qu’il faut que vous le voyez de vos propres yeux. Pour la peine, voici le REPLAY ! Et dites vous bien que ce n’est que partie remise, les émissions échappées belles et E=M6 ont elles aussi posées leurs valises sur l’île intense récemment. Ça promet moi je vous le dis !

Lundi 9

A ma pause, je commence 13 reasons why. De suite, j’ai du mal à me concentrer. A rentrer vraiment dedans. Ces deux voix qui se rencontrent et s’entrechoquent pour le meilleur et le pire. ça s’emmêle ; et, ça casse le rythme j’ai trouvé. Qui parle ? L’un a tendance à passer à côté.

Il y a aussi un côté voyeur, dérangeant voir malsain. Mais, pour le moins évocateur d’une jeunesse notamment et plus largement, d’un pays l’Amérique. Pays extrêmement puritain d’un côté et de l’autre, obsédé par les apparences par ce besoin d’être toujours le meilleur partout et en tout temps. Et quelque part, supérieur. Encore plus sans doute dans les établissement scolaires où la lutte des classes fait rage.

J’étais pressée de le finir parce que c’était trop. N’étant déjà pas dans le bon état esprit moi-même. J’avais aussi cette impression de connaître Hannah et donc, de l’avoir perdu. Comme si quelque part moi aussi, j’avais échoué à voir les signes et que maintenant il était trop tard. Des traces d’espoirs sont disséminés un peu partout dans le livre mais infimes. Des étoiles filantes, je dirai.

Mais, le final quoique bâclé laisse supposer que tout n’est pas perdu. Pour tout le monde en tout cas. Hannah a un dernier message pour Clay. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Jamais !

LIRE UN EXTRAIT

Les + : 13 reasons why, la série produite en autre chose par Selena Gomez.

Mercredi 11

Le mercredi, ma plus grosse journée. Éreintée. J’ai pas envie de supers héros à gogo ni d’effets spéciaux le soir devant la télé. Et encore moins, de la violence. Alors, direction m6 replay et cliquons sur SMS fur Dich.

J’ai préféré vous mettre le titre original en allemand donc car la version française est une niaiserie sans nom. Alors que ce film vaut vraiment le coup d’œil et qu’il a été produit par les studios Warner Bros. J’ai trouvé qu’il n’avait rien à envier d’une bonne comédie romantique dramatique. En parlant de drame, quelle scène d’ouverture. Tout en indirect. Ça  m’a rappelé un autre film mais je vous dirai pas. Un plan ambitieux, audacieux en tout cas. Et quelque part, ça scellait tout le reste du film ou en tout cas, ça en donnait le ton.

Un film porté par un casting quatre étoiles pourtant inconnu du bataillon. En même temps, je ne suis pas une spécialiste des films allemands alors. Une histoire nature, rafraichissante entre rire et larmes. Et puis, je sais pas pour vous mais ça fait du bien de voir des gens comme vous et moi. Naturels bien loin de la sophistication extrême des shows américains.

La télé allemande, une valeur sûre ? Je l’ai toujours su. Plus jeune, j’ai eu ma phase allemande avec Alerte Cobra ( Salami ! ) ou encore Rex. Et pas seulement parce que les policiers conduisaient toujours des BMW.

les + : Apparemment, il est adapté du roman Sms fur dich de Sofie Cramer. Actuellement, je ne pense pas qu’il existe une traduction française.

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Jeudi 12

Dans la nuit de mercredi à jeudi, insomnie. Alors, j’ai voulu finir 13 reasons why. Presque avec empressement pas vraiment de gaieté de joie. Mais, j’avais besoin de boucler la boucle moi aussi. Ce besoin comme Clay de savoir ce qu’il en est. Pourquoi ? Et après ? J’étais soulagée de ne plus avoir à me plonger dedans. Et, d’avoir enfin des réponses malgré une fin bâclée je me réitère.

C’est curieux comment les films viennent à vous de temps en temps. Et non, l’inverse. Et, si ça continue, je vais faire un tour filmique de tous les pays de l’Union Européenne. Ça pourrait être intéressant non ? D’ailleurs, parlant de ça j’ai vu un autre film tourné en partie je crois en Roumanie. C’était vraiment pas mal là encore avec David Oakes, l’inoubliable William de la série Les piliers de la terre.

Revenons à nos moutons. Après l’Allemagne, direction l’Espagne avec El club de los incomprendidos. Je sais pas pourquoi mais dés le début, j’ai su que j’allais aimer. Notamment quand Valeria parle des adultes, de leurs promesses non tenues. Des mots lancés en l’air ; des mots qu’on croit et qu’on prend pour acquis. A cet âge, de véritables éponges ; et on prend tout pour argent comptant jusqu’à ce que les masques tombent.

Direction après les cours, réunion avec un éducateur ; le groupe a des faux airs de Breakfast Club. Là encore, je suis frappée par ce qui est dit. Quand on est enfant, on est le centre du monde alors qu’à l’adolescence on devient seul au monde. Un film donc qui interroge avec une certaine pertinence malgré quelques stéréotypes la crise identitaire, le manque de repères survenant à l’adolescence. Un âge en proie aux égarements, aux tourments et excès en tout genre. Où tout est pris à cœur comme si notre vie en dépend littéralement.

Forcément, on se reconnait dans ces portraits de jeunes ados mal dans leur peau. Parfois même, je me demande si l’adolescence s’arrête vraiment un jour. Mais, il arrive qu’on trouve finalement sa place et la force de s’accepter tel que l’on est. Et pas tel que les autres voudraient qu’on soit. Mais, ça prend du temps et rien n’est gagné d’avance. A plusieurs, on est plus fort ! Et comme on le dit si bien, tant qu’il y a de la vie y a de l’espoir.

Les + : le roman dont est tiré l’œuvre cinématographique, ! Buenos dias, princesa ! de Blue Jean.

Une superbe BO !

Le mot de la fin : Valerie, Raul, c’est moi c’est vous c’est nous y a pas si longtemps !

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