22.11.63

De :  Bridget Carpenter.

Avec : James Franco ( The Deuce, The disaster artist ) , Sarah Gardon ( Indignation, Comospolis ) , Chris Cooper ( Un été à Osage County, Demolition ) , Daniel Weber ( The Punisher, Sleeping Beauty ).

Synopsis : Professeur, Jake Epping n’a pas une vie palpitante. Les papiers du divorce signés, sa femme passe à autre chose et ses étudiants ne semblent pas passionnés par ses cours. Son univers bascule le jour où son vieil ami Al Templeton lui dévoile l’existence d’un portail temporel qui permet d’être propulsé en 1960. Il lui donne pour mission de remonter le temps afin de trouver un moyen d’empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur. Mais changer le passé va se révéler bien plus dangereux qu’il ne le pensait…

*  *  *

A l’heure qu’il est, le livre trône toujours sur ma table de chevet. Trente pages sur huit cent à tout cassé. Trop lourd ; trop prolixe. Peut-être que je vais sauter quelques pages même si je déteste ça ou qui sait commencer de la fin pour revenir au début. Ou encore l’abandonner définitivement. Affaire à suivre !

Si l’œuvre littéraire prend un temps fou à décoller, son adaptation elle s’active assez vite. Le temps de poser son cadre et ses personnages. Pas ou presque pas de bavardage inutile. Juste le temps d’expliquer le pourquoi du comment. Elle ne s’embarrasse pas de détails dont raffole par exemple Stephen King. Tant mieux parce qu’il n’y a que huit épisodes. Chaque épisode, 100 pages ?

C’est ambitieux peut-être trop. Ça aurait mérité le double voir davantage. Mais voilà, c’est une mini série alors, il faut aller vite. Dommage. D’un côté, on a un roman qui peine à décoller. De l’autre, une série qui est dans l’excès inverse. Surtout les deux derniers épisodes qui donnent l’impression d’avoir été rabotés pour tenir les délais afin de conclure toutes les intrigues.

L’avant dernier épisode – le moins réussi de tous – est une succession de dates s’enchainant avant le moment fatidique. En quoi, est-ce pertinent de voir James Franco avaler des cachets ? Montrez-moi plutôt son sourire parce que j’en suis dingue ! Parenthèse à part, j’ai trouvé l’amnésie peu crédible. Ou tout du moins la façon donc on l’amène et la traite. Voilà la timeline de l’épisode : Il perd la mémoire puis la retrouve dans le même épisode. J’exagère mais à peine. Même les scénaristes s’y perdent à force. A un moment, en dirait qu’il reste deux jours avant le 22.11.63 après c’est une semaine. Ou j’ai mal compris ;  ça arrive aussi.

C’est vraiment une série qui aurait mérité plus d’épisodes. Parce que le sentiment général qui se dégage de l’ensemble c’est que beaucoup de scènes ont été coupée au montage. Trop. Dont deux derniers épisodes qui se précipitent comme s’il y avait le feu au lac.

Malgré tout, la série gagne des points grâce à une distribution de qualité. James Franco pour commencer. J’avais jamais remarqué mais il a un côté un peu rétro dans son allure. Inutile de le dire mais les années 60 lui vont à ravir. En outre, il a su incarner avec brio son personnage. Un prof de littérature qui préfère les livres à la baston. Quelqu’un de banal au fond qui voit les valeurs se perdre ;  les jeunes se désintéresser progressivement de la lecture et de l’étude en général.

Barry le concierge est également un protagoniste qui m’a beaucoup touché. Dans son histoire ; dans son interprétation. Saddie n’est pas en reste elle non plus. Délicate rose ; et, bibliothécaire. Tout pour me plaire en fait. Dick et Miss Mimy idem. Sans oublier Hal, l’homme au carton jaune ou encore le glaçant Josh Duhamel.

On retrouve bien les thèmes chers à Stephen King. Son univers plutôt fidèlement restitué à l’écran. Chose que n’a pas pu faire Under the dome par exemple. La nostalgie d’une certaine époque, d’une certaine Amérique où tout avait du goût et une âme. Ou rien n’était encore perverti par les écrans télé et les ordis. Et, cette fascination encore pour JFK à l’instar de son roman Dead Zone.

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