YOUNGER

De: Darren Star.

Avec: Sutton Foster ( Bunheads, Deuxième chance à Brooklyn), Hilary Duff ( Lizzie McGuire, Gossip Girl), Debi Mazar ( Lovelace, Entourage), Nico Torterella ( The beautiful lie, Following), Miriam Shor ( GCB, Swingtown), Peter Hermann ( New-York: Unité spéciale, Elementary).

Résumé: Une mère de famille du New Jersey, fraîchement célibataire, décide de mentir sur son âge afin de se donner plus de chances de retrouver du travail. Avec un peu de chance, et de maquillage, elle réussit à paraître vingt ans plus jeune…

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C’est frais, drôle, pétillant; et, intelligent pour ne rien gâcher. C’est le genre de série à l’instar de No Tomorrow que tu voudrais voir fleurir sur les écrans. Et pourtant, je n’ai pas 40 ans: plus proche de 30 mais quelle importance. C’est parfois tout comme; l’ex-mari et les enfants en moins.

Ce sentiment au delà de l’âge, d’être en décalage avec les nouvelles générations; et de devoir sans cesse le cacher. Parce que certaines situations l’exigent comme trouver un travail par exemple. Ceci dit, moi je trouve que le vrai problème justement c’est de ne pas faire son âge. On peut ne pas vous prendre au sérieux ou/et vous demander pour la millième fois si vous passez votre bac cette année ( ça sent le vécu!).

Mais bref, il m’est arrivé aussi et plus d’une fois de me sentir vieille. Finalement, être jeune ce n’est pas tant une question d’âge mais une question de tendance. Et que dans un cas comme dans l’autre, on se limite en se restreignant à ce que les autres attendent de vous. En nourrissant des préjugés, des fausses croyances les uns sur les autres. Être jeune c’est avant toute chose un état d’esprit.

Et, c’est vivifiant de voir une belle femme à l’écran; une vraie femme. Pas une jeunette censée incarner une femme de la quarantaine; pas une personnage dont la seule préoccupation est de savoir ce qu’elle va porter au bal de fin d’année. C’est dépaysant, touchant et incisif aussi parfois. Cette rupture entre la jeunesse prétendument cool et à la page; et Liza la quarantaine bien sonnée dont la vie de femme est censée se terminer. Son histoire n’est pas sans rappeler d’ailleurs celle d’une certaine Alicia Florrick.

J’aime voir ce genre d’héroïne à la fois forte et sensible, intelligente et modeste. Souvent relayée aux seconds rôles de mère au foyer, aux épouses trompées. Un peu de desperate housewives arrivées en bout de course. Et si c’était là justement que le meilleur commençait?

C’est le parti pris de Younger. Il n’a jamais été aussi libérateur d’avoir son âge. L’âge de tous les possibles, des aventures, de la sagesse; et place, aux expériences. De profiter pleinement de la vie. L’âge de raison, on n’en a jamais eu autant envie!

19 SUR 20

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