CIRCUIT DÉCOUVERTE: LE PITON DE LA FOURNAISE AUTREMENT

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( Source: La cité du volcan )

Parfois, ça sert de jouer inlassablement à Candy Crush. Le bon moyen de découvrir des initiatives péi culturelles. Eh oui, sans ce jeu par exemple je n’aurai pas pas découvert le circuit, le Piton de la Fournaise autrement.

Réservation faite par téléphone ; le 26 novembre j’y suis ! Temps mitigé ; et disons-le il caille pas mal. Je me félicite d’avoir emmené pull et écharpe dans le parking de la Cité des Volcans. Ensuite, c’est des Souvenirs, souvenirs qui m’assaillent. À moi les cours d’SVT du collège, les visites avec notre prof sur la route forestière du volcan. La belle époque quoi même si cette matière n’a jamais été ma tasse de thé !

C’est à tout ça que je pense quand nous attendons que tout le monde soit arrivé. Avec le ventre qui crie famine ! Allez, un peu de courage Amandine ! À 8h30 battante nous voilà dans un beau édifice. Viennoiserie, fruits, jus de fruit péi, thé et café nous attendent. Inutile de vous dire que je me suis fait plaisir !

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Pendant que certains finissent, je mitraille le bâtiment ainsi que son environnement. Dire que le jardin avant était le parking. Attention d’ailleurs car vous risquez d’y rencontrer Grand Mère Kàl.

Arrive ensuite Arthur tout sourire, un des médiateurs de la journée. Hop dans le bus ; et, il nous entraîne sur la route forestière du volcan. À la découverte des sommets montagneux, de la formation rocheuse de l’Ile de la Réunion et de son histoire. Sans oublier si je puis dire l’aménagement géologique, paysager de mon ptit coin de paradis.

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Premier arrêt me semble-t-il : Nez de bœuf. Ce dernier est un sommet montagneux culminant à 2136 mètres offrant ainsi une vue imprenable sur la rivière des Remparts. Notre canyon à nous dévoilant à peine ses secrets mais bien des sentiers où la nature y est reine.

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À peine dans le bus que voilà que le Piton des Neiges joue à cache-cache avec les nuages. Mais, je l’ai eu ! Tandis que le soleil lu i commence à pouaker sérieusement. Chapeau, lunettes de soleil et crème solaire sont de rigueur.

Mais, il en faudra plus pour décourager Arthur qui a toujours la banane même avec une carte de la Réunion en relief et un tableau sous les bras. C’est qu’il est passionné lui aussi par son île !

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Nous voilà maintenant au cratère Commerson. Âmes sensibles s’abstenir. Mais, ça serait dommage car le spectacle vaut le coup. Le belvédère vous permettra d’admirer le précipice en toute sécurité ; ce dernier mesurant plus de 230 mètres pour une diamètre de 200 mètres.

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Autre décor, autre sensation. Qui disait qu’il fallait aller sur Mars pour pouvoir marcher sur Mars ? C’est un paysage lunaire d’une beauté époustouflante que nous réserve le Pas de Sables. Un paysage qui change à chaque instant ; troublé par le brouillard qui surgit de je ne sais où.

Une route également sinueuse qui donnerait le vertige même à Toretto et ses amis. Une vue également sur les trois pitons : Piton Chisny, demi-piton, piton Haüy.

On apprend également par Arthur que la Cité du Volcan a dans le projet de mettre en place un circuit découverte dans le sud sauvage. Au niveau des coulées de  Saint Philippe et de Saint Rose notamment.

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Le voyage continue à la Plaine des Sables avec une vue à couper le souffle. Un paysage là encore qui semble s’étendre de part et d’autre sans interruption.

Un monde sans fin presque. La route quant à elle est peu casse cassée de quoi dégommer l’amortisseur de notre bus. Mais, nous arrivons quand même à bon port au Pas de Bellecombe.

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Ce dernier nous offre une vue imprenable sur le Piton de la Fournaise. Dans l’enclos tout en bas, des marcheurs explorent le cratère Formica Léo. De là où je me tiens en dirait des fourmis qui se donnent à cour joie dans des dunes de sable.

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Athur nous apprend qu’à la dernière coulée en septembre dernier des gens ont dû être évacué car l’évacuation a commencé alors qu’il y avait encore des gens dans l’enclos. Tout s’est passé très rapidement grâce à des espaces aménagés pour les hélicoptères de secours. Il nous a appris également qu’à certains endroits la température pouvait encore atteindre facilement 100 à 200 degrés.

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Un autre bus doit venir nous chercher ; en attendant, il nous propose de faire un ptit bout à pied. Et là, on profite du spectacle qui s’offre à nous. On s’arrête devant un autre piton effondré qui est assez impressionnant là encore. Puis, un bus scolaire vient nous chercher. On en aura des choses à raconter !

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C’est le ventre plein cette fois-ci que j’arrive à la Cité du Volcan en début d’après-midi. Ce n’est pas encore l’heure alors j’en profite pour faire un tour dans la boutique. De très belles cartes postales, des t-shirts et confiseries péi sont de la partie ainsi que de beaux bijoux à petit prix.

Cette fois-ci, c’est Cédric qui prend le relais. Aussi souriant et sympathique que son collègue Arthur. Nous demandant si nous nous sommes remis de nos aventures. Nous apprenant par la même occasion que c’est la première fois que ça arrive. Ah, et Cédric aime bien kas’ la blague !

C’est alors que le groupe se scinde en deux. Le mien a la chance d’avoir pour guide, Mr Huet qui est le directeur scientifique de la Cité du volcan. Là encore, le professionnel et le sens de l’hospitalité sont à l’honneur.

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                                       ( Source: La cité du volcan)

Dés le début, le ton est donné avec un tunnel de lave grandeur nature avec bruit et vibration. Le temps d’un escalier et nous voilà devant l’immense portrait des époux Kraft devant lequel nous nous arrêtons.

Et, cette citation là encore de deux amoureux des volcans : « Nous aimons le volcan parce qu’ils nous dépassent, qu’ils sont indifférents à la vanité des choses humaines ! ». Il faut ajouter également que c’est eux qui initient le projet de la Maison du volcan mais ils ne verront jamais son ouverture emportée par une coulée pyroclastique au Japon.

Chose que je ne savais pas mais que j’ai découvert après coup c’est que la rue desservant la Cité du volcan porte leur nom : Maurice et Katie Kraft.

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                                     ( Source: tit-poz-creol blog )

Au fil de notre plongée volcanique, nous découvrons les différents types de volcans : effusif et explosif. À noter que le Piton de la Fournaise est effusif mais qui lui est déjà arrivé dans le passé d’être explosif. Nous voyons ensuite les différences entre les deux ; leurs retombées. La forme des pierres, les scories ou encore les cheveux de Pelée.

Place maintenant à la naissance de l’Ile de la Réunion avec le Piton des Neiges et l’Alizée qui sera remplacée plus tard par le Piton de la Fournaise. On se rend compte que les glissements de terrain, des éruptions sont propices au changement de notre île et qu’elle continue encore aujourd’hui. Les fréquents éboulements sur le route de la Corniche en est le témoin.

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                                 ( Source: Studio Lumière )

Si le volcan sème parfois la terreur il est aussi vecteur d’une grande richesse notamment de la flore. Au niveau du monde sous marin, la croissance est plus rapide. Sur terre, fougères, orchidées et autres plantes pousseront pour un jour recouvrir entièrement les anciennes coulées.

Autre tour, celui des pierres. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai retenu celles qu’on appelle Bouse de vache ou encore chou fleur. La géode en améthyste m’a aussi tapé dans l’œil.

Les volcans dans l’imaginaire avec une magnifique représentation de Naples. De Héphaïstos ou de Vulcain, dieu du feu et des volcans forgeant les armes des Dieux sur les monts de l’Olympe.  Ou encore Pélé la déesse hawaïenne du feu et des volcans à Hawaï. Grand Mère Kàl a elle aussi toute sa place sans oublier la légende avec Madame Desbassayns dont j’ignorai l’existence.

   « La légende de Madame Desbassayns veut que son âme soit condamné à être fouettée sans fin par le diable lui-même dans le cratère du volcan. En effet, lorsqu’elle mourut en 1846, deux ans avant la fin de l’esclavage, son corps fut enterré au cimetière de St Paul, mais plus tard fut emmené à la Chapelle Pointue, un lieu béni. Dieu alors se mit dans une colère noire, et un violent orage s’abattit sur l’endroit , la nuit même. Un éclair aurait traversé la chapelle, fracassé la pierre tombale et emmené le corps de Madame Desbassayns et son âme au fond du volcan de la fournaise ou le diable l’attendait. Depuis, il ne cesse de la fouetter en lui criant : “Chauffe Madame Desbassayns, chauffe… ».

Les mythes continuent avec une carte de la Réunion semblant sortie tout droit du Seigneur des Anneaux. La terre du milieu version péi.

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                                        ( Source: Isis Planet)

Par la suite, nous remontons dans le temps avec les premières expéditions au volcan. Pas à bord d’une Delorean mais en souliers goni, berthel, fanion des guides et des bébétes le feu pour s’éclairer. Un jour pour l’aller, un jour pour le retour. Et, tu te demandes juste comment c’était possible.

De hier à aujourd’hui ; dix ans déjà que le Piton des Neiges faisant honneur à son nom. Le temps passe vite !

La dernière étape de cette visite est une pièce à l’image des laboratoires des volcanologues. Avec une tablette interactive où on rencontre les outils utilisés par ces derniers. Aux murs, se tiennent des écrans qui retranscrivent en temps réel l’activité du Piton de la Fournaise. Les sismomètres en action me font penser à des électrocardiogrammes. Voir également la carte qui recense tous les dispositifs d’alerte et de surveillance du volcan. N’oublier pas de regarder au dessus de votre tête ; satellite again !

C’est ainsi que s’achève la visite avec Mr Huet. Il en profite pour répondre à quelques questions et aussi peut-être à clarifier une méprise courante :

La volcanologie est la science qui étudie les phénomènes volcaniques alors que la vulcanologie concerne le traitement du caoutchouc ou des substances possédant des propriétés analogues. Ainsi, un volcanologue est un spécialiste des volcans tandis qu’un vulcanologue est un ingénieur en vulcanisation.La confusion entre ces différents mots provient de leur racine commune : Vulcain, nom du dieu du feu et du fer, dont les forges se trouvaient sous l’île de Vulcano selon la mythologie romaine.

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                                      (Source:sudreunion.fr)

La journée n’est pas pour autant terminée. Nous voilà embarqué pour un film de quelques minutes dans une salle 360 degrés. Magique, on se croirait dans un planétarium. Et, je ne sais pourquoi j’ai bloqué sur le fait qu’un jour sur Vénus correspond à 6 ou 8 mois sur la Terre. De quoi faire réfléchir ! Et, se sentir tout petit face à l’immensité de l’espace.

4D à présent avec des sièges inclinables et plein, d’autres surprises. Mon petit conseil, aller aux premiers rangs. J’ai bien ri et été surprise.

Nous retrouvons Cédric pour la dernière étape de cette journée : l’étude des pierres. Souvenirs, Souvenirs des cours de biologie du lycée avec microscope et coupelle siouplait. Malgré le retard causé par la panne du bus, Cédric prend à cœur de tout nous montrer et à blaguer. En nous répétant :  «  Comment on fait avec le microscope ? » ; et nous tous en chœur, «  De haut en bas! ».

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( source: académie de la Réunion)

Parfois aussi, ça prend des airs de question pour un champignon avec qu’est-ce que c’est. «  Du basalte ! »  ou encore de l’olivine. Nous ne connaissons pas la zéolithe cependant. Impressionnant de voir le sable de l’Étang Salé grossi au microscope. Et c’est déjà le temps de se quitter malheureusement !

On en ressort avec le sourire tranche papaye et le cerveau bien rempli. Journée extraordinaire pour un accueil qui le fut tout autant. Le tout dans une ambiance chaleureuse et avec le sourire ! Toujours !

Pour plus d’infos:

* La page facebook de la cité du volcan.

* Son site

* Le programme du circuit

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