LE MYSTERE DU PONT GUSTAVE FLAUBERT

De: Pierre Thiry
Quatrième de couverture des Éditions BOD:Ce récit évoque quelques impressions sur des personnages réels : Gustave Flaubert, Giovanni Bottesini, Rouen, le pont Gustave Flaubert… Un grand écrivain, un compositeur de musique oublié, une ville normande, un pont levant peuvent-ils s’emmêler dans la même intrigue ? Giovanni Bottesini (1821-1889) et Gustave Flaubert (1821-1880) se sont-ils rencontrés ? Ce « roman », très imaginaire, où il est question : d’un vélo volé, d’un opéra disparu, du détective privé Jules Kostelos, du chat noir Charles Hockolmess et d’un rassemblement de vieux gréements à Rouen en 2017, apportera-t-il une réponse?

Mon avis:Avant de commencer,je dois tout d’abord remercier Pierre Thiry qui par le biais d’un concours organisé par ses soins,m’a permis de gagner Le mystère du pont Gustave Flaubert.

Cela faisait un petit moment déjà que je voulais lire ce roman sans pour autant le faire.En revanche,ce qui est paradoxal c’est que je ne suis pas une fan des écrits de Gustave Flaubert.Chose impensable,je sais mais je n’accroche pas c’est tout.Je me souviens encore de ma tentative lorsque j’ai essayé Mme Bovary,un vrai fiasco je dois dire(suivi d’un autre:Le rouge§le Noir de Stendhal).Ce n’est pas tant Flaubert qui me dérange mais le style de l’époque et peut-être aussi un manque de maturité de ma part.Toujours utile que je n’ai plus rien essayé d’autre de cet auteur depuis.Alors,vous allez surement me demander les raisons qui m’ont poussé à vouloir lire ce roman.Ce n’est pas Flaubert en tous les cas peut-être que c’est ce titre à rallonge ou bien la quatrième de couverture ou encore,le mot mystère.Peut-être bien les trois à la fois conjugué à la confiance que je porte dans les écrits de Pierre Thiry.

Oui,j’avais envie de le lire mais une fois plongée dedans,les débuts furent difficiles.En effet,j’ai trouvé qu’il y avait trop de citations,citations qui avaient tendance à me faire perdre le fil de l’histoire.Cette dernière d’ailleurs était déjà très compliquée car dans l’histoire principale s’imbrique moult autres histoires.De plus,le roman va dans toutes les directions avec des Flaubert et des flauberts par-ci par-là et je ne parle même pas de tous les Gustave évoqués.Temporellement,j’ai nagé en eaux troubles mais l’auteur a eu la brillante idée de mettre à la fin de son roman,une chronologie détaillée.Avec le recul,je me dis aussi que je n’étais pas toujours au bon endroit ou dans de bonnes dispositions mentales pour apprécier pleinement ce roman.Néanmoins dans mon bureau sans fenêtre,j’ai vu quand même la mer,le port de Rouen et ses sublimes bateaux.Charles en bon matou qu’il est,était à mes pieds dans son chapeau melon.J’ai même vu distinctement la belle Salammbô sur sa moto et l’insatiable Jules Kostelos à ses côtés .En outre,rien qu’en étant assise sur ma chaise j’ai traversé les siècles et côtoyé la vie réelle ou imaginaire de personnages célèbres,importants.Bien sûr,je n’ai pas échappé à Gustave Flaubert mais chose impensable,Pierre Thiry m’a fait découvrir un autre Gustave Flaubert.L’homme et non l’écrivain bien que les deux soient indissociables.Et cela m’a donné envie de lui donner une autre chance et puis,je dois l’avouer ses diverses correspondances me font de l’œil.Peut-être qu’aujourd’hui ses mots résonnent en moi différemment;et que j’ai grandi aussi.

Il n’y a pas que lui que j’ai découvert ici mais l’auteur lui-même.Jusqu’à maintenant et dans ses précédentes œuvres,c’est l’univers de Pierre Thiry que je découvrais mais pas Pierre Thiry du moins pas directement.Mais ici,il m’a semblé qu’il se livre beaucoup plus et que c’est plus personnel.Jules Kostelos le ressemble beaucoup,un détective passionné de lecture,de Flaubert,de Rouen et d’histoire.Et,de musique et de thé.Un homme qui aime la vie,les arts et les mots.Cependant,ce Jules Kostelos -dont le nom aux consonances grecques-semble tout droit tiré d’un roman de Conan Doyle.Et,la présence de Charles Hockolmess n’est pas pour arranger cette impression;et puis,ne faut-il pas voir en lui un certain Watson?Quant à Salammbô,elle incarne à ravir l’exotisme,la chaleur et le soleil.Je me suis même demandée si elle n’existe pas dans la réalité tant l’auteur m’a paru amoureux.Je les vois très bien tous deux au café Ici et Ailleurs,à siroter une tasse de thé et à se livrer à leur gymnastique préférée,la lecture.

Comme à son habitude,Pierre Thiry mêle vérité et imaginaire à un point tel qu’on ne sait plus ce qui est vrai et faux mais au fond,quelle importance?Comme dans la vie,il est bon parfois dans un roman de ne pas toujours savoir où on va et si cela suit une logique imprenable.Il faut parfois lâcher prise,se laisser aller et s’imprégner de la musicalité des mots,de la fantaisie.Et,se laisser porter tout simplement et qui sait ce qu’on peut y découvrir…

15 sur 20

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